Article : L’échelle d’inférence : un modèle pour comprendre nos comportements

Echelle d'inférence

L’échelle d’inférence : un modèle pour comprendre nos comportements

L’échelle d’inférence est un modèle pour comprendre nos comportements, inventé par Chris Argyris et repris par la suite par Peter Senge dans La Cinquième Discipline

Echelle d'inférence
Echelle d’inférence

L’échelle d’inférence est un modèle pour comprendre nos comportements. Elle est constituée de 6 niveaux et met en évidence comment des personnes peuvent avoir des comportements différents après avoir été exposées aux mêmes évènements (faits réels et observables).

Le niveau 1 : OBSERVATION d’un fait ou d’un évènement

Le niveau 2   : SELECTION des données que j’ai observées

Le regard d’une personne ne va sélectionner que certains éléments dans son champ de vision.

Le niveau 3    : INTERPRETATION/ SENS

J’interprète la sélection des faits que j’ai observés car j’ai besoin d’y trouver un sens. A partir des éléments sélectionnés, je vais chercher à reconstruire un ensemble, à imaginer pour donner du sens. Je vais écrire une histoire. Cette histoire construite avec les éléments que j’ai sélectionnés est composée de mes valeurs et croyances.

Le niveau 4   : HYPOTHESES / PRESUPPOSITIONS

Je fais des hypothèses à partir de mon interprétation des évènements.

Le niveau 5   : CROYANCES / CONVICTIONS

Je tire des conclusions en fonction de mes croyances et convictions. J’adopte mes croyances comme étant la réalité et la vérité parce qu’elles sont fondées sur mes expériences passées.

Le niveau 6. : ACTIONS / DECISIONS

J’agis ou réagis, je décide.

Exemple : J’associe pour exemple une situation en reprenant les différents niveaux de cette échelle d’inférence.

Les faits : Je suis enseignante et deux étudiants sont en train de rire au fond de la salle.

Niveau 1 : OBSERVATION des faits

J’observe deux étudiants en train de rire au fond de la classe.

Niveau 2 : SELECTION des faits en fonction de mes croyances et expériences passées.

La façon qu’ils ont de chuchoter tout en me regardant.

Niveau 3 : INTERPRETATION / SENS

J’interprète ce que je vois en fonction de mon histoire et cherche à y donner un sens. Ces étudiants me manquent de respect.

Niveau 4 : HYPOTHESES / PRESUPPOSITIONS

Je fais la présupposition que ces deux étudiants me manquent de respect, Ils ne doivent pas m’apprécier et donc se moquent de moi.

NIVEAU 5 : CROYANCES ET CONVICTIONS

J’en conclue qu’ils ne sont pas sérieux s’ils se moquent d’un enseignant, et que de toutes façons les jeunes manquent d’éducation et n’ont plus aucun respect.

NIVEAU 6 : ACTION / DECISION

Je prends mes décisions en fonction de mes croyances qui vont impacter mon comportement. Je vais leur demander leur nom et on verra qui rira lors de l’examen final !

Comment cette enseignante a-t-elle atteint le niveau 6 de cette échelle en une fraction de minute ?

Quand elle était plus jeune et étudiante, elle avait l’habitude de se mettre au fond de la salle quand le cours de l’intéressait pas ou qu’elle n’appréciait pas plus que ça son professeur. Souvent, elle se moquait de son professeur avec ses copains de classe.

Dans cet exemple, l’enseignante a bien sélectionné des faits en concordance avec son expérience passée. Or, ces 2 étudiants avaient 100 raisons différentes de rire et sans rapport avec elle.

Alors, un autre enseignant dans la même situation aurait pu dire :

Faites-nous profiter de votre blague OU

Si mon cours vous fait rire, j’en suis très heureuse mais nous n’avons que très peu de temps, alors continuons….

Et vous, vous auriez fait quoi ?

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